Fernand Léger

Les constructeurs

1949

Dating
Exact year
Held at
musée d'art et d'histoire Paul Eluard — Saint-Denis
Medium
gouache;papier
Dimensions
H. en cm 33 ; l. en cm 49,7 ; H. en cm avec cadre 64 ; l. en cm avec cadre 84 ; Epaisseur du cadre en cm 2.5
Collection no.
NA 3750 bis ; Na 4045 (autre numéro)
Attribution
By the artist

Collection: musée d'art et d'histoire Paul Eluard — Saint-Denis

About this artwork

Les constructeurs — Fernand Léger. 1949.

Medium: gouache;papier. Dimensions: H. en cm 33 ; l. en cm 49,7 ; H. en cm avec cadre 64 ; l. en cm avec cadre 84 ; Epaisseur du cadre en cm 2.5.

Collection record: musée d'art et d'histoire Paul Eluard, Saint-Denis. Inventory NA 3750 bis ; Na 4045 (autre numéro). Holding only; current display unverified.

Museum catalogue description (French):

Gouache sur papier ; Notice du catalogue "Picasso, Chagall, Signac..." : « C’est en allant à Chevreuse, dit-il, que l’idée m’en est venue. Il y avait près de la route trois pylônes de lignes à haute tension en construction. Perchés dessus, des hommes y travaillaient. J’ai été frappé par le contraste entre ces hommes, l’architecture métallique, les nuages du ciel. Les hommes tous petits, comme perdus dans un ensemble rigide, dur, hostile. C’est cela que j’ai voulu rendre sans concession. » Martin Schieder nous apprend dans son article consacré à la peinture "Les constructeurs" que cela n’est pas tout à fait exact. Sans mettre en doute la parole de l’artiste, il nous montre comment il a travaillé d’après une photographie parue en première page de la revue "L’URSS en construction" de novembre 1949, représentant le montage de la carcasse métallique d’un immeuble place Smolensk à Moscou. L’élaboration de l’œuvre définitive a généré plus d’une centaine de dessins, gouaches, et peintures autour du thème, laissant apparaître différentes approches et variations. Ses recherches débutèrent en 1949 et le tableau définitif fut terminé en 1950. La gouache conservée à Saint-Denis reflète cette lente élaboration du travail, passant par des motifs et des représentations qui ne seront pas retenues dans l’œuvre finale. Y sont figurés six personnages, dont l’un tient le journal "L’Humanité" dans ses mains, devant un bateau. Une autre gouache, conservée dans une collection privée à Milan, est très proche de celle de Saint-Denis. Des aloès remplacent les pilotis du premier plan. Le tableau terminé est exposé à la Maison de la Pensée Française à Paris du 12 juin au 7 octobre 1951, accompagné de son travail préparatoire. Un ouvrage est édité chez Falaise à cette occasion. Abondamment illustré de croquis et de gouaches, on y trouve celle du musée de Saint-Denis. Un texte de Claude Roy rend hommage au déroulement de la carrière de l’artiste, mettant en avant la liberté de ses choix et de son art. Un poème de Blaise Cendrars "Construction" ouvre l’ouvrage, tandis que celui de Paul Eluard Les constructeurs dédicacé "A Fernand Léger" le clôture. Avec cette œuvre Léger signe son retour à la figuration réaliste mettant en valeur le monde du travail et s’impliquant dans un art engagé. L.G. Cat. n° 24

Source: Joconde — Ministère de la Culture, record updated 2026-07-03, export 9 September 2026. Metadata reused under Licence Ouverte 2.0. Artline's date normalization and selection are independent adaptations, not museum endorsement.

Location checked Sep 9, 2026. This does not indicate whether the work is on display.

Artwork sources